Journée internationale des femmes :

sous le signe de la consommation responsable

 

 

Qu’on le veuille ou non, consommer est un geste politique. Un geste de pouvoir. En effet, à chaque fois que nous préférons tel produit à tel autre, nous sommes à la merci des règles du commerce mondial, règles qui profitent aux multinationales et qui contribuent à l’appauvrissement des pays en développement.


Un lien avec la Journée internationale des femmes

 

Partout dans le monde, l’année 2000 a vu des groupes communautaires, syndicaux et autres dénoncer haut et fort la pauvreté des femmes. Le Comité de la condition des femmes des secteurs A et D vous invite à poursuivre la réflexion en compagnie de madame Yvonne Bergeron, militante auprès des groupes communautaires. Ex-professeure à l’Université de Sherbrooke, la conférencière nous entretiendra des vrais responsables des inégalités sociales et de l’importance des solutions alternatives pour une meilleure répartition des richesses. À celles et ceux qui persistent à croire à la responsabilisation personnelle, à la répercussion des petits gestes et aux effets bénéfiques de la solidarité, nous proposons un dîner-causerie le vendredi, 7 mars 2003, à l’hôtel Le Président, à 11heures 30.

Le vendredi 7 Mars 2003

avait lieu un Dîner/causerie

avec madame Yvonne Bergeron

à Hôtel Le Président
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Voici le compte-rendu...


photo: page couverture du magazine Symbioses no 52

Étroitement liée au thème de la Journée internationale des femmes «Femmes solidaires pour un monde égalitaire», la causerie s’inscrit, à une petite échelle, comme une autre preuve de solidarité planétaire.


Madame Yvonne Bergeron réussit, de façon très dynamique, à illustrer ce qu’est la consommation responsable qui est, selon elle, «une attitude fondamentale qui consiste à être plus heureux en consommant de moins en moins, en brisant notre dépendance à la consommation.» Elle mentionne plusieurs raisons pouvant nous motiver à changer nos comportements : la dimension matérielle de notre vie (stopper le stress de l’endettement, sortir de la course au double emploi, etc. ); la dimension temporelle (entrer dans la course à la performance, multiplier les rendez-vous, manquer de contrôle sur sa vie, etc.); et sur le plan collectif où, statistiques à l’appui, il faut de toute urgence réduire le fossé entre les riches et les pauvres ( Saviez-vous, par exemple, que 2003 a été baptisée l’Année de la Grande famine ! et qu’il y a des risques écologiques irréversibles à demander à la terre cinq fois ce qu’elle est capable de fournir…).


Après avoir brossé un tableau aussi sombre, madame Bergeron-pleine d’une espérance têtue! propose toutefois des solutions à notre portée. Sur le plan individuel, elle nous invite à considérer nos moindres gestes (éviter les achats impulsifs, s’en tenir à nos listes d’achat, résister à l’emprise de la mode, de la publicité, etc.). Sur un plan plus global, elle nous informe de commerce et de café équitables et de placements éthiques afin de redonner un sens collectif à chacun de nos gestes.


Madame Bergeron termine son allocution en remettant des documents sur le sujet et invite l’assistance à poursuivre sa réflexion. Il ne fait pas de doute que son enthousiasme est communicatif et qu’il se propagera dans nos choix de consommation.

Marie Arbour et Pierrette Denault, ensemble pour la suite du monde

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